L’information du public

prévision des crues et inondationsL’Observatoire Hydro-Climatologique participe à la communication sur des événements particuliers (voir le lien actualités), tout comme il fournit une information concise, mais néanmoins complète, des conditions hydro-climatologiques moyennes.

La publication annuelle d’un annuaire hydro-climatologique en collaboration avec l’Administration de la Gestion de l’Eau et l’Administration des Services Techniques de l’Agriculture fait partie de cet effort d’information du public.

Le site web de l’Observatoire fournit un aperçu des actitivés menées dans le domaine de l’hydro-climatologie. Ainsi, un tour d’horizon complet des instruments de mesure des hauteurs d’eau au Grand-Duché de Luxembourg est proposé. De nombreuses informations complémentaires viennent alimenter cet inventaire du réseau d’observation.

Le réseau d’observation

Depuis le milieu des années 1990, les pouvoirs publics et le CRP-Gabriel Lippmann ont progressivement mis en place un réseau de limnigraphes, de piézographes et de stations météorologiques.

Pour certaines stations limnimétriques, une fiche descriptive détaillée est disponible en cliquant sur leur point de localisation sur la carte ci-dessous.

Régime et fonctionnement hydrologiques

La distribution temporelle des hauteurs limnimétriques moyennes mensuelles de quelques tributaires luxembourgeois de la Sûre et de la Moselle établie sur au minimum 30 ans de données quotidiennes (cf. figure ci-dessous), traduit l’influence combinée des régimes thermique et pluviométrique. Le rythme saisonnier est unimodal avec des hautes eaux d’hiver (maximum de janvier-février) associées à des crues océaniques parfois sévèrement inondantes, et des basses eaux d’été surtout creusées en septembre et secondairement en octobre. Le caractère pluvial océanique ne fait aucun doute, l’influence de la fonte nivale étant négligeable sur le régime des hautes eaux dans le Nord du pays (absence de maximum secondaire printanier).

Ce schéma d’ensemble ne doit pas masquer cependant les nuances introduites par la nature géologique du sous-sol, les modalités de mise en valeur des sols et les facteurs climatiques sur le régime hydrologique des différents cours d’eau du Luxembourg. Ainsi, en se fondant sur l’étude du rapports débit moyen maximum/débit moyen minimum (K) des sous-bassins de l’Alzette, il est possible d’opposer un régime pondéré des cours d’eau drainant les bassins à couverture gréseuse importante (partie aval de l’Eisch, Pall à Niederpallen par exemple) que l’on peut étendre à d’autres émissaires importants comme l’Ernz Noire où l’Ernz Blanche, dont le coefficient K est inférieur à 10, à un régime doté d’une certaine excessivité, comme en témoignent les valeurs de K trouvées pour les sous-bassins « imperméables », à dominante marneuse, de l’Alzette qui s’échelonnent de 15 à 95. Par ailleurs, en se plaçant à l’échelle de l’événement pluie-débit, les hydrogrammes de crues sont davantage impulsionnels (à superficie équivalente temps de réponse plus court, montée et descente de crue plus rapides) sur les bassins marneux ou marno-calcaires et schisteux, compte tenu de l’importance de l’exfiltration de pied de versant et de l’écoulement direct de crue sur surfaces saturées lors de la génération des débits de crue. En hiver, les coefficients d’écoulement de crue (rapport entre lame d’eau de crue et lame d’eau spatiale incidente) y dépassent parfois 40 % (cas de la Mamer à Mamer). A l’inverse, les bassins gréseux ou à dominante gréso-calcaire présentent des hydrogrammes de crue plus tamponnés où le débit de base occupe une place prépondérante grâce à leur meilleure infiltrabilité d’ensemble, générant des coefficients d’écoulement de crue hivernaux inférieurs à 20 % (cas de l’Eisch à Hunnebour partie gréseuse).