Les grands traits du climat

Les grands traits du climat

Les grands traits du climatLe climat du Luxembourg se classe parmi les climats océaniques de latitude moyenne à dégradation continentale. Outre une alternance thermique saisonnière bien marquée (moyenne de janvier de 0°C, moyenne de juillet de 16.9°C), ce type de climat mêle une océanité d’hiver et une continentalité estivale, avec une exaltation pluviométrique principale de saison froide (maximum autour de 80 mm en décembre), une exaltation secondaire en mai et juin, une récession d’automne et une récession de printemps plus creusée (autour de 60 mm en avril)

La continentalité se manifeste par des épisodes pluvio-orageux abondants aux mois de juillet et d’août dans lesquels l’influence maritime synoptique ne doit pas être exclue pour autant. L’indice de continentalité pluviale, donnant le rapport entre les précipitations d’avril à septembre à celles d’octobre à mars, s’élève en moyenne à 0.9, ce qui indique une faible empreinte continentale.

Cette classification d’ensemble du climat du Luxembourg demande néanmoins à être nuancée à l’échelle régionale et locale. Le fait saillant de l’hétérogénéité spatiale du climat luxembourgeois réside dans un gradient thermo-pluviométrique conditionné par la topographie et la latitude créant un double contraste de direction N-S et W-E. L’isotherme 8°C (normale 1961-1990) divise le Grand-Duché de Luxembourg en deux parties, avec les Ardennes plus fraîches au nord et le Gutland plus doux au sud. La répartition moyenne mensuelle est de type uni-modal, avec le mois de janvier qui est caractérisé par la température moyenne mensuelle la plus basse (0°C), tandis que le mois de juillet connaît la température moyenne mensuelle la plus élevée (16.9°C).

Le second gradient est d’ordre pluviométrique. Il est principalement d’axe W-E et induit par l’effet d’abri produit par les lignes de hauteur barrant la partie ouest et centrale du Luxembourg. La bordure occidentale du Grand-Duché de Luxembourg est pluvieuse (900 à 1000 mm/an) tandis que dans le sillon mosellan, les totaux pluviométriques annuels n’atteignent plus que 700 à 800 mm/an en moyenne sur la normale 1971-2000. Ainsi, en comparant pour deux postes pluviométriques situés aux marges du pays (Reckange et Altrier) les cumuls pluviométriques apportés par circulation atmosphérique perturbée d’ouest sur la normale 1971-2000, il est possible d’estimer ce gradient longitudinal à environ 5 mm/km/an en hiver.